Marseille 2019 - Day 3 (13)

Samedi 26 octobre 2019

Après une nouvelle bonne nuit, je me prépare rapidement pour aller faire quelques courses au Leader Price voisin afin de compléter notre petite réserve pour le repas de ce soir et le petit déjeuner de demain matin. Puis nous partons en balade vers 11h30 en passant entre le quai où se trouve un immense paquebot (pas très écologique tout ça avec sa cheminée qui crache une épaisse et longue fumée opaque noire), l'ancien siège de la Compagnie Générale (SNCM) et la Cathédrale La Major.










Nous montons ensuite les marches nous permettant d'accès au parvis de La Major. Je connais Marseille mais pas cette très belle cathédrale. La cathédrale de la Major ou cathédrale Sainte-Marie-Majeure est la cathédrale catholique de l'archidiocèse de Marseille. Elle a été construite entre 1852 et 1893 sur les plans de l'architecte Léon Vaudoyer. Située dans le quartier de la Joliette dans le 2e arrondissement, elle se dresse sur une esplanade entre le Vieux-Port et le port de la Joliette, sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale du 12ème siècle, d'où vient le nom occitan de « Major ». Elle été érigée en basilique mineure par Léon XIII le 24 janvier 1896.







Nous entrons dans cette cathédrale par la porte principale. La Major a une longueur de 142 mètres ; les tours du portique ont 60 mètres de haut ; la nef s’élève à 20 mètres ; la coupole centrale culmine à 70 mètres pour un diamètre de 17,5 mètres. Le chœur est ceint d’un très long déambulatoire bordé de chapelles rayonnantes.















Un bon quart d'heure d'errance dans cette cathédrale (très belle d'ailleurs), puis nous en sortons. Juste devant nous se trouve une magnifique fresque sur le pignon d'une maison de ville qui marque l'entrée dans le quartier du Panier qu'on visitera cet après-midi.


On n'a qu'une bonne centaine de mètres de marche pour nous retrouver sur la zone du MUCEM . Le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée est un musée national situé à l'angle des entrées du Vieux-Port et du Port pour les gros bateaux. Il a ouvert le 7 juin 2013, lorsque Marseille était la Capitale européenne de la culture. Sa superficie totale est de 45 000 mètres carrés dont 4 900 m² d'espace d'exposition et 7 000 m² de réserves comprenant les quelque 350 000 références du musée. Les expositions s'appuient sur différentes avancées scientifiques : anthropologie, archéologie, histoire, histoire de l’art et art contemporain. Le musée propose des informations sur les antiques fondations de ce bassin de civilisation, ainsi que les tensions qui le traversent jusqu’à l’époque contemporaine. Son architecture est très moderne alors que les bâtiments alentours restent d'époque avec surtout de la pierre.











En contournant le bassin du J4, on change complètement d'architecture avec notre arrivée sur le Fort Saint-Jean. Il doit son nom à la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem établie sur cet éperon, prolongement de la butte Saint-Laurent, vers la fin du 12ème siècle. À cet emplacement, des vestiges de la toute première occupation grecque au 6ème siècle av. J.-C. ont été découverts. Au milieu du 15ème siècle, la puissante tour carrée est construite par le roi René pour garder la passe du port. La construction du fort, exigée par Louis XIV, est réalisée de 1668 à 1671 par le chevalier de Clerville après expropriation des Hospitaliers et de nombreuses maisons. Sur instruction de Vauban, le creusement en 1679 d’un large fossé l'isole totalement de la ville. Pendant la Révolution française, le fort sert de prison. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes y entreposent un dépôt de munitions dont l'explosion à la libération de Marseille provoque la destruction de nombreux bâtiments anciens.







Nous longeons le Vieux-Port par le Quai du Port. Le soleil est vraiment fort agréable. En tee-shirt en fin octobre c'est vraiment un luxe pour les gens habitants beaucoup plus au nord que les habitués Marseillais ! Passage à côté du ponton réservé à la Gendarmerie Nationale, puis nous nous arrêtons à l'embarcadère du fameux Ferry Boat (il faut prononcer à la marseillaise : ferry boatte). La traversée à bord ce bateau permet de se rendre sur l'autre rive, Quai de Rive-Neuve face à la Place aux Huiles. 50 centimes sont demandés pour monter à bord du navire électro-solaire ''Ferry Boat'' qui a pris la place du ''César''. Mais comme nous avons les Pass XL, nous ne payons rien de plus car c'est inclus dans notre abonnement.












Le rendez-vous que j'ai donné à mon ami Bernard est juste à côté : Place aux Huiles. Comme tous les ans, notre coutume veut qu'on se fasse un resto ensemble la veille de notre Marseille-Cassis. Et comme tous les ans nous mangeons à ''L'Ecailler'', alors allons-y. Une fois avec Bernard et sa femme Lysbeth, nous prenons donc la direction de notre restaurant habituel mais ... il a mis la clé sous la porte ! Ouch, que faire ? On finit par opter pour un autre restaurant à peine plus loin d'une vingtaine de mètres : ''L'Esquinade''. Même s'il fait beau, un serveur nous installe à l'intérieur à notre demande, sur une bien grande table. La déco du restaurant est stylée et rappelle bien l'univers local de la mer. Le choix aura été bon car nous nous régalons. On a pris chacun un menu à 20 € comprenant une entrée, un plat et un dessert. En entrée, duo de saumon et sardines (Lucas) et moules marinières (Julie et moi). Pour le plat, nous avons pris des tagliatelles au saumon (Lucas et moi) et duo de poissons aux trois légumes (Julie). En dessert, tarte au citron meringué (Julie et moi) et glace pour Lucas. Très bon tout ça. Une adresse à mémoriser pour l'an prochain ! En plus ils ont des WC rigolos !














Nous quittons mes amis car ils vont prendre possession de leur logement, n'étant arrivés sur Marseille que depuis ce matin. Avant de nous retrouver, ils n'avaient seulement pu qu'aller récupérer le dossard de Bernard. Quant à nous, nous allons poursuivre notre visite de la ville. Nous passons devant l'Opéra municipal qui a été édifié sur les restes du Grand-Théâtre, ravagé par un incendie en 1919.


Nous montons vers le 6ème arrondissement pour arriver au Cours Julien dans le quartier de la Plaine, qui est considéré comme le quartier des artistes, des bobos et musiciens de Marseille. On y trouve de nombreuses terrasses de cafés, des œuvres de street-art, des boutiques à tendance artistique, des aires de jeu pour les enfants et il est entouré de rues piétonnes. Un peu d'histoire sur le lieu : Jusque vers 1970, le cours Julien et la Plaine étaient à Marseille les lieux d'échanges commerciaux privilégiés des fruits et légumes. Les paysans de Plan-de-Cuques, Château-Gombert, La Pomme, Mazargues, Bonneveine, etc. y arrivaient vers minuit avec leurs productions. Sur le cours Julien se trouvaient les entrepôts des grossistes et, en plein air et le long du Cours, se tenaient deux catégories bien distinctes de marchandes, les Partisanes (semi-grossistes) et les Revendeuses, qui vendaient les productions des maraîchers locaux. Les grossistes proposaient essentiellement des produits d'Afrique fraîchement débarqués sur le Vieux Port : artichauts de Tunisie, oranges d'Algérie, tomates du Maroc, ananas et bananes d'Afrique noire. Vers 1960, la Ville de Marseille, afin de désengorger le centre-ville et le Cours Julien, décide de regrouper toutes les activités de fruits et légumes sur un seul et même site, dans le quartier des Arnavaux. Maintenant, nous voguons de graffs en graffs.


















Nous prenons ensuite le métro pour arriver direction sur la Canebière et nous rapprocher de l'entrée du Panier, non loin du Vieux Port. Dans ce métro, il y a une exposition d'anciens moyens de locomotion marseillais. Sympa !






Nous arrivons à la dernière étape de nos visites du jour : le Quartier du Panier. Le nom du Panier viendrait d'une auberge ayant comme enseigne un panier. Elle donne son nom à la rue où elle est établie, la rue du Panier, puis au quartier. Le Panier se situe dans la partie la plus ancienne de Marseille, au nord du Vieux-Port, derrière l'Hôtel de Ville. Dans cet espace, se trouvent trois collines : la butte Saint-Laurent, la butte des Moulins et la butte des Carmes. La ville de Marseille s'est développée à l'intérieur de ce territoire, clos par des remparts, du 6ème siècle av. J.-C. jusqu'au 17ème siècle, quand Louis XIV ordonne une première extension de la ville. Toutefois, jusqu'à la destruction de celui-ci par les Allemands, le quartier réputé le plus ancien et populaire de Marseille était le quartier de Saint-Jean, le Panier ne constituant que la partie haute des vieux quartiers marseillais situés sur la rive nord du Lacydon. Nous y accédons en empruntant les marches de la montée des Accoules.






Nous déambulons dans les ruelles très étroites de ce quartier qui me plait beaucoup mais qui ne ressemble pas à celui d'où on sort (le Cours Julien). Nous allons faire une pause au niveau de la Place de Lenche, au Glacier du Roi où Julie offre une glace à Lucas (et à elle aussi quant à faire !). Il y a beaucoup de monde attablé sur les tables des différents établissements (bars, restaurants). Les gens profitent à fond du doux soleil marseillais.



Remontée ensuite de la Rue de l'Evêché avec la Rue Fontaine de Caylus sur notre droite. Nous arrivons sur une petite place avec d'immenses graffs devant le Centre de la Vieille Charité. Il s'agit d'un bâtiment édifié pour abriter les indigents et les pauvres de la ville. Il correspond à la mise en œuvre marseillaise du ''grand enfermement'' que Michel Foucault a mis en évidence dans sa fameuse Histoire de la folie à l'âge classique (1962). Perdant progressivement sa vocation à la fin du 19ème siècle, il était proche de la disparition dans les années 1950, occupé seulement par des habitants pauvres vivant dans des conditions misérables. L'ensemble, ayant fait l'objet d'une rénovation profonde dans les années 1960 à 1980, est aujourd'hui l'une des nombreuses institutions culturelles de la Ville de Marseille.





Nous nous baladons Rue du Petit Puits où à l'angle de la Rue des Cordelles est graffée une jolie représentation d'un animal étrange sur son vélo. En poursuivant tout droit, nous arrivons sur une sorte de petite place où se trouve des bars et surtout le portrait de Luiz Gustavo qui a fièrement porté les couleurs de l'Olympique de Marseille de 2017 à 2019. Très aimé des supporters Marseillais, le Brésilien aura laissé un très bon souvenir de ce passage.



Lorsque nous arrivons au niveau de la Rue Delui, on peut constater que des ''artistes'' se sont fait plaisir en jouant sur les mots par rapport à cette rue. Il y en a qui ont des idées bien imaginatives et qui peuvent aller loin dans leur délire ! Rue Delui, Rue De Lui et D'Elle ...



Nous arrivons à la fameuse Rue du Panier qui a donné le nom au quartier. Un peu plus loin, mon fils trouve sa maison, ou plutôt sa boutique. En effet, au 56 rue des Moulins se trouve la boutique ''Chez Lucas'', un commerce qui propose des meubles et de la déco vintage chinés ainsi que des créations de luminaires. Une petite pause photo devant le ''Chez Lucas'' s'impose !







On marche encore un peu de temps dans le dédale des ruelles en passant notamment par la Place des Moulins pour finir tout en bas sur le parvis de l'Eglise Notre-Dame-des-Accoules. Elle fait partie d’un ensemble comprenant un clocher, classé monument historique seul vestige de l’église médiévale rasée à partir de 1794, un calvaire érigé en 1820, et une nouvelle église édifiée en 1824-1826. Pour la petite histoire, en 1610 Louis Gaufridy curé de Notre-Dame-des-Accoules est accusé de sorcellerie et de magie sur les déclarations de deux religieuses ursulines d’Aix-en-Provence : Madeleine de Demandolx de la Palud, fille d’une riche paroissienne des Accoules, et Louise Capeau. Jugé coupable il est brûlé vif sur la place des Prêcheurs à Aix-en-Provence le 30 avril 1611. Sympa !








Retour à l'appartement pour reposer nos petites guibolles qui ont bien marché aujourd'hui. Pendant que tout le monde se douche, je prépare une pasta party pour emmagasiner un peu d'énergie en pensant à la course de demain matin. Nous réservons une consigne à bagages non loin du Stade Vélodrome. Comme ça demain matin en partant vers le Stade, nous déposerons le gros de nos sacs pour que Lucas ne soit pas encombré car il prendra le train en direction de Cassis pour nous rejoindre. Un bon gros dodo grâce à l'heure gagnée avec le passage à l'heure d'hiver et demain, y'aura plus qu'à !

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