Chemin des Roses en VTT (77)

Mardi 7 juillet 2020

Ce matin j'ai installé mon VTT à l'arrière de mon véhicule pour me rendre à Santeny dans le Val de Marne afin d'y déposer ma voiture en vue de notre randonnée vélo de cet après-midi sur la voie aménagée dite du ''Chemin des Roses''. Ce dernier s'étend donc de Servon pour se terminer sur la commune de Yèbles. Je me suis stationné à cet endroit car le lieu est résidentiel et très calme, mais également surtout le Chemin des Roses et aussi la Seine-et-Marne, ne sont qu'à ... 50 mètres. Je retourne à Pontault-Combault en VTT, ce qui me fait un échauffement bien rythmé de 14 kilomètres. Si je me suis stationné à cet endroit, c'est que pour cet après-midi notre randonnée avoisine les 50 kilomètres (le trajet Pontault/Servon + l'aller-retour du Chemin des Roses (36,2 km)).


C'est un peu après 15 heures que nous enfourchons, Julie et moi, notre VTT direction Servon où nous ferons une petite pause, histoire de déposer nos effets que nous prenons et qui seront finalement inutiles (vêtements plus chauds par exemple). Nous traversons les villes de Pontault-Combault et de La Queue-en-Brie avant de traverser la Nationale 4 pour entrer dans la Forêt Notre-Dame via le Parc des Marmousets avec ses belles et larges allées. Nous en sortons par un chemin bien défoncé par les tracteurs. C'est plus simple une fois sur le bitume de la Départementale 51, surtout qu'elle descend très rapidement avant de ... remonter sur les hauteurs de la commune de Servon. Ce n'est pas si facile. J'attends Julie une fois que je suis en haut dans le petit centre ville de la commune. Il ne nous reste plus qu'à descendre légèrement et prendre le Chemin des Roses en sens inverse pendant quelques centaines de mètres pour arriver au début de ce chemin et surtout à notre voiture pour y déposer notre excédent de ''bagages''.









Nous pénétrons maintenant sur le parcours proprement dit du Chemin des Roses. Le Chemin des Roses, initialement appelé Chemin Vert, est une voie réservée aux vélos et aux piétons qui a été aménagée sur une portion de l'ancienne ligne de Vincennes reliant la gare de Paris-Bastille dans Paris à Verneuil-l'Étang. Le chemin long de 18 km est classé espace naturel sensible par la Seine-et-Marne, traverse les communes de Servon, Brie-Comte-Robert, Grisy-Suisnes, Coubert, Soignolles-en-Brie, Solers et Yèbles. Un peu d'histoire : la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie dont le premier tronçon est inauguré en 1859 est prolongée en 1892 jusqu'à Verneuil-l'Étang, à 54,1 km de Paris. Il s'agit à l'époque essentiellement de disposer d'une alternative, en cas de conflit militaire, à l'axe ferroviaire entre Paris et Troyes partant de la gare de Paris-Est et qui passe par Verneuil-l'Étang. À la fin du 19ème siècle, la ligne est utilisée pour acheminer vers la capitale les roses cultivées aux alentours de Grisy-Suisnes. Le tronçon le plus éloigné de Paris, dont le trafic est très faible, est fermé au trafic voyageurs dès 1939 puis au transport du fret en 1969, hormis une section entre Coubert-Soignolles et Verneuil-l'Étang qui est desservie jusqu'en 1990. La portion de la ligne située en proche banlieue jusqu'à Boissy-Saint-Léger est intégrée à la ligne A du RER en 1969. Entre Servon et Yèbles, une piste cyclable qui reçoit l'appellation poétique de ''Chemin des Roses'' pour rappeler la nature du fret qui a, un temps, circulé sur cette ancienne voie ferroviaire, est inaugurée en septembre 2010. Le chemin commence, à l'ouest, à la limite entre les départements du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, près de l'ancienne gare de Santeny-Servon, démolie en 2009.







Petite chute de ma part, mais après une remise rapide sur les jambes, c'est reparti direction Yèbles avec plus de peur que de mal !












L'aller du ''Chemin des Roses'' est maintenant terminé. Nous repartons dans le sens inverse jusqu'à la voiture, histoire de boucler nos presque 50 kilomètres ! Ce chemin est très agréable à rouler. La piste est réalisée en revêtement stabilisé d’une largeur d’environ 2 mètres. Grâce à son origine ferroviaire, elle est pratiquement toujours à niveau, parfois en tranchée, parfois sur un talus qui atteint une hauteur spectaculaire à mi-parcours. La LGV Interconnexion Est interrompt l'ancien tracé ferroviaire et impose un détour comportant un fort dénivelé. La voie comporte un ouvrage d'art important, le pont sur l'Yerres près de Soignolles-en-Brie. Sur ce pont s'est déroulé une grosse catastrophe ferroviaire. Le 10 août 1918, un train en panne arrêté sur le viaduc de Solers a été heurté par le train suivant et plusieurs voitures sont projetées sur l'autre voie. Un troisième train se dirigeant vers Paris percute ces voitures et franchit le parapet pour tomber dans l'Yerres en contrebas.




















Nous revoilà à la voiture, un peu fatigué mais bien contents d'avoir testé cette jolie balade qui est à recommander. Ça me fait plus de 60 kilomètres aujourd'hui comprenant le matin où je suis venu déposer la voiture. Il ne nous reste plus qu'à reprendre le véhicule et de rentrer à l'appartement après avoir effectué quelques courses au Lidl voisin !

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