Alsace 2019 - Day 2 (67 et 68)

Samedi 31 août 2019

Nous avons passé une belle nuit dans ''notre'' appartement de Thannenkirch. Le programme de la journée est bien complet avec dans un premier temps la visite du Château du Haut-Koenigsbourg. Et nous finirons la journée par la visites des villes de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce soir on devrait être bien fatigués ! Après notre petit déjeuner, nous prenons donc la direction du Château de Haut-Koenigsbourg distant de sept kilomètres. Nous nous stationnons puis entrons dans l'enceinte de cet immense bâtiment. Juste à l'entrée se trouve une reproduction miniature du château. Une fois la porte d'entrée franchie, nous traversons les Lices sud avant de passer le Portail d'honneur qui nous conduit dans la Cour Basse. Sur notre droite le bâtiment de l'Hostellerie a été transformé en caisses. Nous  y achetons nos billets (9 euros par personne) afin de poursuivre la visite.

















Nous poursuivons donc notre visite en montant un escalier avec de grandes marches irrégulières permettent d'accéder au logis. Une dernière défense est constituée d'un pont-levis au niveau de la porte des Lions. Nous finissons par arriver dans la Tour du Puits avant d'arriver dans le Cellier transformé en salle d'exposition avec les différentes transformations du château. En sortant de cette salle, nous arrivons dans la Cour Intérieure et le Réservoir. Les cuisines se situent dans le bâtiment à gauche de cette cour.















Nous empruntons l'escalier d'honneur qui nous conduit au deuxième étage. Nous arrivons dans le Cabinet de travail du Kaiser Guillaume II, puis deux chambres d'amis avant de déboucher dans la salle des fêtes. Cette salle du Kaiser est la salle d'honneur du château. Pour disposer d'une grande hauteur de plafond, l'étage supérieur présent au Moyen Âge n'a pas été restauré afin d'en faire une salle de prestige pour son usage moderne. Il n'est visible que dans la mezzanine des musiciens. Nous passons ensuite à travers les différentes chambres des Dames.






Nous reprenons l'escalier d'honneur pour descendre au premier étage où se trouve notamment la Salle d'armes. On profite des explications d'un guide qui dirige la visite à des scolaires. Très bien ses interventions. Cette Salle d'armes présente une collection importante de piques, hallebardes, massues, mousquets de rempart, cuirasses, casques et arbalètes.



Nous accédons au pont-levis qui nous permet de passer au-dessus de la Fosse aux ours. De l'autre côté de ce pont-levis se trouve le Haut jardin et la Citerne à filtration. Pendant que Julie continue d'écouter le guide, je me balade dans ce jardin. Il est vraiment sympa ce château.







Même si nous avons ''squatté'' le groupe et surtout le guide, nous allons remercier ce dernier pour ses éclaircissements très intéressants. Puis nous traversons le Haut jardin afin d'arriver au pied de l'escalier permettant à l'accès au Grand Bastion.




Nous arrivons au sommet du Grand Bastion avec la Tour Sud sur notre gauche et la Tour Nord sur notre droite. Le grand bastion est la partie la plus fortifiée : il devait pouvoir s'opposer à de l'artillerie installée plus à l'ouest sur l'éperon rocheux et il est séparé du jardin par un pont-levis. Y sont conservés des copies de canons des 16ème et 17ème siècles. Il était dépourvu de toit au xvie siècle. Maintenant seules les tours sont couvertes.
















Nous finissons notre visite en longeant les Lices nord qui nous conduisent jusqu'à une lourde porte s'ouvrant sur la Cour Basse. Je vais déposer le guide papier qui nous avait été fourni pour avoir plein d'explications aux caisses dans le bâtiment de l'Hostellerie puis nous repassons sous le portail d'honneur pour nous retrouver le long des Lices sud.




















Juste à la sortie de ce Château du Haut-Koenigsbourg, se trouve le jardin médiéval. Il n'existe aucune trace historique d'un jardin médiéval du Haut-Koenigsbourg. En effet, aucun aménagement, aucune espèce végétale ni même aucune mention écrite n'ont traversé les siècles. Il n'en est pas moins probable qu'un jardin ait été cultivé aux alentours du château au Moyen Âge. Partant de cette hypothèse, un petit jardin a été créé en 2001. De nombreuses recherches bibliographiques et études de documents ont été à l'origine de cette création, dont l'époque de référence est le 15ème siècle.








Au lieu de rentrer déjeuner à l'appartement, nous descendons jusqu'à Kintzheim, là où le départ et l'arrivée de notre course auront lieu demain matin, afin d'y retirer nos dossards. Lorsque nous nous rapprochons du gymnase, Rue de la Liberté, on peut se rendre compte qu'on n'est pas les seuls à venir les récupérer aujourd'hui ! A l'intérieur du gymnase c'est très fluide. Après les nombreux panneaux décrivant les différentes courses, nous devons faire une queue rapide par rapport aux numéros de dossards (2692 pour moi et 2693 pour Julie). En cadeau, nous recevons un gobelet repliable ainsi qu'un tee-shirt bleu pour moi et un tee-shirt rose foncé pour Julie).











Un de mes copains de l'US Toul va également courir demain. Je l'ai eu au téléphone mais on s'est ratés de peu au stand du retrait des dossards. On se verra demain, pas grave. Notre sésame en main, nous en profitons pour visiter la petite ville de Kintzheim. Au loin, nous apercevons le château de Kintzheim posé sur sa colline. En ville, nous pouvons admirer l'Eglise Saint-Martin, les maisons des viticulteurs, celles à colombages, l'auberge ''Aux deux clés'', ...














Nous retrouvons notre voiture non loin du gymnase puis nous prenons la direction de la jolie petite commune de Riquewihr que j'ai visitée avec mes parents il y a de très nombreuses années alors que j'étais tout petit. Nous nous stationnons sur un parking payant (2 euros) à proximité de la porte principale de la ville. Nous remontons toute cette localité avec ses innombrables maisons à colombages, ses couleurs, ses pavés, jusqu'au Dolder. Le Dolder était la porte d'entrée de la ville de Riquewihr construite en même temps que la muraille au 13ème siècle (en 1291). Elle servait à défendre la ville contre toute intrusion étrangère grâce à sa tour de guet installée sur le beffroi. Dolder signifie en alsacien ''le point le plus haut''. Le beffroi a une hauteur de 25 mètres et a été construit pour impressionner l'ennemi grâce à l'aspect militaire de sa façade extérieure. Le côté tourné vers la ville donnait un aspect plus agréable grâce à ses poutres en forme de colombages et ses quatre étages qui étaient occupés par la famille du gardien. Le gardien devait assurer le guet et fermer la porte de l'entrée du village chaque soir et prévenir la population si quelque chose d'anormal se passait en donnant l'alarme. Il disposait pour cela d'une petite cloche sur le sommet du beffroi. Cette cloche a été fondue en 1842 et portait l'inscription ''c'est la joie, c'est l'alarme que mon son produit. De jour j'annonce le vacarme et le repos de la nuit''. Ce monument reste encore aujourd'hui l'emblème le plus remarqué dans la ville. L'intérieur du Dolder, autrefois habitation du gardien, abrite aujourd'hui dans trois de ses étages le musée local de l'art et de la tradition populaires. Voilà pour le côté historique. Riquewihr est entouré de vignes. Avant de quitter cette commune, Julie nous achète des bretzels, spécialité alsacienne.






















Prochaine étape avant de rentrer à Thannenkirch : Ribeauvillé. Cinq kilomètres séparent Riquewihr de Ribeauvillé. Lorsque nous arrivons il y a pas mal de rues fermées à la circulation. En effet, la préparation à la Fête des Ménétriers est quasiment terminée avec demain un défilé de chars décorés. Cette fête est la plus ancienne d'Alsace. Elle conserve les traditions, les costumes, les couleurs et la notoriété que lui ont donné dès le 14ème siècle des centaines de musiciens et troubadours réunis à Ribeauvillé. Près de 1 500 figurants s'investissent dans la fabrication des chars et durant le défilé qui a lieu chaque premier dimanche de septembre. Une véritable fête populaire rassemblant chaque année plus de 20 000 spectateurs. Pas mal pour une commune de 4700 habitants ! Lors de la balade dans Ribeauvillé, nous passons sous la Porte des Bouchers. Au 13ème siècle, Ribeauvillé est érigée en ville et s'entoure d'un rempart. Elle est divisée en quatre quartiers qui ont chacun leur propre fortification : des tours-portes permettent le passage de l'un à l'autre. La plupart ont disparu au 19ème siècle, il ne subsiste actuellement que la Tour des Bouchers, érigée entre la Ville Moyenne et la Vieille Ville. Elle doit son nom à l'activité de boucherie développée dans les maisons à ses pieds. Elle comportait à l'origine trois étages et fut rehaussée en 1536 , la balustrade de style Renaissance porte les armes des Ribeaupierre. Elle servait notamment de beffroi et de prison. A la suite d'un incendie en 1803, elle est fortement endommagée et sa démolition est envisagée mais le projet n'aboutira pas.


Ribeauvillé est une ville agréable et jolie mais je trouve qu'elle a tout de même moins de charme que Riquewihr. Peut-être que les couleurs des maisons à colombages ne sont pas aussi belles à cause du soleil se couchant de plus en plus, ce qui assombrit le tout. Mais il n'en demeure pas moins que l'authenticité de l'Alsace traditionnelle est très attirante.


















Nous reprenons la direction de l'appartement ''Au Bon Accueil'' à Thannenkirch. Nous aurons fait les deux départements de l'ancienne Alsace : le Bas-Rhin avec le Château du Haut-Koenigsbourg et Kintzheim, puis le Haut-Rhin avec Riquewihr, Ribeauvillé ainsi que Thannenkirch. Nous nous faisons une petite pasta party, histoire d'engranger un peu d'énergie pour la course de demain matin !

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